Cinq ans après la validation d’une image directrice (ID), de nombreuses évolutions urbaines sur la campagne, en limite ou proche, réalisées ou futures, impactent le domaine Rigot. C’est dans ce contexte, qu’en 2019, notre bureau a été mandaté pour la mise à jour de l’ID face aux nouveaux enjeux urbains et paysagers afin de valoriser ce bien patrimonial.
Depuis sa création au 18ème siècle basée une vision domaniale avec les Jardins de Varembé, la campagne a subit de multiples évolutions notamment au 20ème siècle où la vision urbaine domine. L’étalement urbain et l’avènement des transports individuels ont morcelé la campagne de manière indélébile et modifiée sa vocation de parc public. Au début du 21ème siècle, les sensibilités politiques changent au profit d’une vision patrimoniale et écologique favorisant la « nature en ville ».
L’ID, tant à l’échelle urbaine que locale, identifie ce parc comme un poumon vert urbain. Au rayonnement international dû à sa proximité avec l’ONU, ce parc s’inscrit dans le PDQ Jardin des Nations et se positionne comme un maillon essentiel de la ville verte vers laquelle Genève tend.
L’ID définit ainsi les limites du parc en affirmant des fronts végétaux généreux et structurants délimitant une intériorité s’articulant en deux grands espaces ouverts. Lieu de cohésion sociale et de support des activités du quotidien, ce parc est un carrefour des mobilités douces (promenade de la Paix, réseau de cheminement secondaires) et une interface de transports publics (tram, bus, train).
Le concept d’arborisation et sa mise en œuvre sont les éléments pivot et identitaire de l’ID. Une stratégie d’arborisation à court, moyen et long terme assure la pérennité et le sain développement des sujets existants et futurs dans le cadre d’une gestion différencié. Il s’agit d’encourager la diversité des essences et des milieux comme support à la biodiversité et dans la régulation des ilots de chaleur.