Ce jardin public, jouxtant le Musée d’Art et d’Histoire, est un lieu emblématique de la ville de Fribourg. L’aménagement d’origine avait été réalisé en 1959 par un artiste fribourgeois, dans un style néo-classique.
L’état phytosanitaire préoccupant de nombreux arbres existants a déclenché une réflexion globale sur le jardin, sa végétation et son entretien. Les travaux d’assainissement et de restructuration tendaient à conserver la structure existante et les qualités du lieu (jardin en trois terrasses, haies structurées, tilleul majeur) tout en réinterprétant les plantations et leur échelle, les proportions des surfaces vertes et minérales ainsi qu’en introduisant un entretien plus extensif.
La première terrasse est composée de carrés d’ifs plantés de tapis de vivaces et d’hortensias. Entre la première et la deuxième terrasse, un talus planté de prairie accompagne l’escalier central. Un carré de quatre cornouillers mâles, planté dans des formes d’ifs et de vivaces, cadre la vue sur le tilleul et la sculpture « La Lune ». Le long du mur sud-est, des cépées plantées sur deux rangs animent le mur. La dernière terrasse, avec sa forme centrale engazonnée et son tilleul, accueille des bancs et offre un espace libre dans lequel pourront se tenir les manifestations organisées par le musée. Derrière le rempart, l’arrière-jardin ouvert depuis peu au public a fait l’objet de nouvelles plantations de chênes.
Le projet met en valeur les qualités du site en termes de patrimoine bâti et paysager (présence des remparts de la ville, situation en surplomb sur la Sarine, tilleul majeur).